Tag Archives: économie

Les nouvelles monnaies : une version moderne de l’affrontement des entrepôts et des palais ?

La Libra serait devenue « Diem ». Comme autrefois les assignats avaient muté en mandats territoriaux et les Reichsmarks en Rentenmarks avant de devenir des Marks tout courts ? L’essentiel n’est-il pas qu’on ait toujours le sentiment que Facebook et son gigantesque réseau soient encore là pour donner au moins l’impression qu’il y a quelque chose de fort derrière quelque chose qui est bien faible ?

(Au fait, on se demandera pourquoi « Diem » ? De quel verbe ce mot latin est-il l’accusatif ? De « carpe » ? qui vient de « Carpe diem quam minimum credula postero »)

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La face cachée du Covid 19 : un effet d’aubaine pour les banques en ligne et les néobanques !

Alors qu’avec l’arrivée des vaccins le déclin de la pandémie semble acté à terme, derrière la crise sanitaire va apparaître la crise économique, accélérant la mutation du secteur bancaire vers la digitalisation.

Depuis maintenant près d’un an, la pandémie de Covid-2019, et plus précisément les mesures prises pour lutter contre elle, ont sévèrement affecté une large proportion de secteurs économiques (transports aériens, CHR, industrie du spectacle et événementiel…), tandis que d’autres secteurs en ont plutôt bénéficié (pharmacie, commerce numérique…) même si ceux-ci sont beaucoup moins nombreux.

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[TRIBUNE] : Le chômage et le risque de ne plus travailler (2/2)

Retrouvez la première partie de l’article ici: 

http://www.vademecum-patrimoine.com/2020/12/17/tribune-le-chomage-et-le-risque-de-ne-plus-travailler-1-2/

 

Une France devenant une sorte d’idiote du village planétaire

Non seulement notre pays est bien loin d’avoir trouvé la martingale sociale et éducative pour le XXIème siècle (et les réformes entrevues chez les Républicains seront bien insuffisantes pour nous permettre de nous ressaisir), mais plus ennuyeux encore nous devenons les idiots du village planétaire :

  • En important tout ce que nous n’avons plus le courage ou la capacité de produire, non seulement nous sommes devenus incapables de produire les ordinateurs ou les téléphones dont nous sommes tellement friands, mais les voitures, les produits alimentaires de base (œufs, poulets, porcs, poissons ou fruits et légumes) ou même les matériaux de construction sont désormais massivement importés alors que nous avions des positions hégémoniques il y a encore 15 ans dans ces domaines.
  • En « important » des travailleurs alors que nous ne voulons plus réaliser de travaux difficiles, salissants ou nous occuper du social (les maisons de retraite, les hôpitaux, pas plus que les chantiers ne pourraient fonctionner sans personnels d’origine étrangère).
  • En empruntant tous les jours 500 millions d’euros, non pas pour investir dans des programmes d’avenir (mais quelles sont les infrastructures dont nous manquerions aujourd’hui ?), mais pour assurer nos fins de mois sociales et les paies des fonctionnaires (ne parlons pas des retraites futures des fonctionnaires, aucunement provisionnées et qui ne pourront plus être payées si la finance mondiale cesse un jour de nous alimenter en argent frais).
  • En bloquant toutes les réformes d’envergure (retraite, code du travail, éducation) pour tenter de faire jouer les prolongations au XXème siècle.
  • En nous accrochant à des idéologies mortes ou muséifiées (le communisme, le socialisme, le capitalisme…).

Le travail aujourd’hui a totalement changé mais nous refusons de l’admettre

Nous ne sommes plus en 1960 quand le travail était massif et que les politiques économiques consistaient dans la répartition des parts (plus ou moins équitables) du « gâteau ». Le gâteau demain sera de plus en plus sec et de moins en moins bien réparti car désormais le travail est devenu tout à la fois :

  • Une prise de risques financiers dans un pays qui n’a globalement plus de cash (ou enfoui dans la pierre et les livrets d’épargne).
  • Un pari sur l’avenir dans un pays qui souhaite récolter avant de semer (la cagnotte dépensée avant même d’exister ou de prospérer).
  • Une mobilisation, sans cesse renouvelée, des ressources intellectuelles de chaque travailleur.
    Les pouvoirs publics, toujours à la recherche de gadgets sociaux, ont cru bon d’inventer « le droit à la déconnexion » alors que personne ne veut comprendre que c’est un engagement cognitif intense dont ont besoin les travailleurs et que le risque de laisser s’étioler notre cerveau est bien plus important que celui de trop le solliciter.
  • Un don de soi et une valeur en voie d’extinction avec les pseudos droits sociaux accordés à crédit par tous les gouvernements depuis 1981.

Le chômage de masse perdurera donc tant que nous ne nous interrogerons pas sur le travail aujourd’hui, son rôle, ses compétiteurs (les loisirs mais aussi les pays laborieux et pauvres qui veulent s’en sortir) et que nous nous croirons éternellement bénis des dieux, protégés du monde derrière nos frontières (mentales, sociales, idéologiques ou physiques).

Par Didier Cozin

Photo de M. Didier Cozin

Ouvrages de Didier Cozin aux Editions Arnaud Franel :

ID Reflex’ Apprendre à apprendre
ID Reflex’ Entretien professionnel

 

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Les néo-banques, poissons-pilotes ou vraies banques ? (1/2)

La multiplication de ce qu’on nomme les néo-banques a quelque chose à la fois d’émouvant et d’inquiétant. Emouvant parce qu’enfin les grandes et massives organisations bancaires sont challengées par des « chevau-légers » de la banque et de la finance appuyées sur l’état de l’art en matière de technologie informatique et de communication pour développer une banque réactive, imaginative et proche des clients.

Inquiétant, parce que même si ces « néo » ne prennent place sur la scène bancaire et financière que dans le cadre de réglementations contraignantes destinées à protéger monnaies et utilisateurs de la monnaie, leur foisonnement, la concurrence qu’elles se portent entre elles et aux banques traditionnelles, comportent des risques élevés de dérives et de dévoiements à l’encontre des utilisateurs et des pouvoirs publics.

Les néo-banques, une espèce à croissance ultra-rapide

Les néo-banques se multiplient à une vitesse étonnante, c’est un fait incontournable. Le Journal du net citait une étude qui en identifiait 46 en Europe et 12 opérationnelles en France. Pour les néo-banques nées dans un pays « euro », le champ d’action géographique est naturellement « Euro-péen ». Mais, elles débordent souvent et, dans quelques cas, ont franchi l’océan. Elles visent en général les particuliers, les start-ups, les auto-entrepreneurs et les PME. Leurs prestations, en ligne, sont très basiques et se concentrent en général sur ce que le système classique qualifie d’opérations de caisse : compte en banque, carte de paiement, chèques, virements, prélèvements, et toutes informations les concernant. Elles ne prêtent que très rarement et n’offrent pas de produits d’épargne particulièrement innovants. Parce qu’elles sont modernes, innovantes et en ligne, elles ne recourent qu’à un nombre très réduit d’agents. Parfois moins d’une centaine alors qu’elles couvrent des zones géographiques fort larges.

Voilà, pensera-t-on, une remarque typiquement conservatrice ! Quelle importance, le nombre d’agents disponibles pour le fonctionnement de la néo-banque et la satisfaction de sa clientèle, puisque justement, son but est de se débarrasser des paperasses, ronds-de cuir et autres ralentisseurs d’actions, de financements et de paiements ? Il est certain que, vu sous cet angle, l’idéal serait certainement une banque conçue comme une version élaborée d’un « smart contract » ou mieux une DAO façon Ethereum. Plus de « Middle Men » qui ne sont pas des partenaires mais des empêcheurs de tourner en rond.

Valeur ajoutée fictive ou marketing hyperbolique ?

Il faut revenir aux réalités bancaires et à la valeur ajoutée des néo-banques avant d’envisager le pire. Les néo-banques sont-elles si « néo » que cela ? On peut dire sans se tromper que, dans la plupart des cas, les néo-banques sont une couche bancaire qui vient se superposer aux précédentes. Bien sûr, elles fonctionnent dans le cadre et selon les règles d’une directive européenne sur l’accès aux données des banques traditionnelles. En d’autres termes, elles dépendent des relations que ces dernières entretiennent avec leurs clients. Et elles se les approprient pour développer des services qui prétendront être supérieurs. On comprend pourquoi il n’est pas besoin de beaucoup de dépenses en ressources humaines. Si on ajoute le fait que les néo-banques, lorsqu’elles s’attachent à offrir des crédits, le font en sous-traitant à quelques plateformes spécialisées les fonctions clés que sont le KYC assessment, l’analyse de risque, la constitution de notation à partir des informations bancaires (venant des banques traditionnelles) on ne peut qu’être inquiet et étonné. Si la banque n’est finalement qu’un agrégat de services sous-traités à des non-banquiers comment peut-elle se définir en tant que banque ? Une banque n’est-elle qu’un agrégateur ? Si un des sous-traitants dépose son bilan qu’adviendra-t-il des données qui lui ont été confiées. Si une plateforme de notation, cherchant à faire plaisir à ses clients, assouplit ses critères, que peut-on attendre des néo-banques concernées ? Pas davantage de sécurité que lors de la crise de 2008 quand certains régulateurs découvrirent que des notations hyperboliques avaient conduit au montage de produits « pourris ».

Ce sont des questions basiques que les régulateurs se posent « basiquement » depuis que l’idée de réguler le fonctionnement des banques est devenu une contrainte institutionnelle normale. La liberté du commerce est un sain principe mais dans le cas des banques, on a vu que cette liberté peut être dévoyée et ruiner des milliers d’épargnants. On a vu aussi que contraindre les banques à respecter des règles de gestion avait le mérite de mettre leurs clients à l’abri contre les fraudes et escroqueries diverses. On a vu que l’obligation de porter des fonds propres à un niveau suffisant non seulement protégeait les économies nationales contre les risques macro-économiques des défaillances de banque mais aussi conférait une garantie contre les risques de pertes subies par leur clientèle.

 

Retrouvez la suite de l’article ici

Par Pascal Ordonneau

Photo de M. Pascal Ordonneau

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Les Éditions Arnaud Franel à la Convention Patrimonia 2020

Les Éditions Arnaud Franel étaient présentes à la Convention Patrimonia qui se tenait les 1 et 2 octobre 2020 au Centre de Congrès de Lyon.

Comme chaque année, la Convention Patrimonia a permis aux professionnels du patrimoine de se rencontrer et d’échanger autour d’une thématique particulière : être le vecteur d’un développement économique pour relever le défi de la crise Covid.  180 partenaires-exposants étaient  présents, ainsi que les principales associations professionnelles comme l’ANACOFI ou encore La Compagnie des CGP. Continuer la lecture

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Économie européenne : le retour ?


Quoique fragilisée par l’actualité politique, du Brexit à la montée des partis populistes, l’Europe apparaît pourtant renforcée sur la scène internationale. En effet, sa situation tranche avec les États-Unis qui concentrent les craintes des marchés, non seulement du fait des diverses polémiques relatives au Président Donald Trump, mais aussi à cause des signaux négatifs renvoyés par son économie.

Peut-on pour autant affirmer que l’année 2017 sera celle de l’Europe ? Continuer la lecture

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L’économie britannique après le Brexit : sombres perspectives

 

 

Si l’économie du Royaume-Uni était restée jusqu’alors indemne, celle-ci devrait subir les conséquences du Brexit dans les mois à venir.

 

 

Le referendum britannique en faveur du Brexit fête son premier anniversaire, et loin d’avoir sombré dans la récession annoncée dès l’automne par la majorité des experts, la deuxième économie de l’Union européenne est particulièrement dynamique à l’issue du second trimestre. En effet, la confiance perdue a très vite été retrouvée dans le même temps que le taux de chômage a continué de décroître. Contre toute attente, les ventes de détail ont connu des taux record, les entreprises ont continué d’investir et les grandes banques de la City n’ont pas délocalisé leur siège dans les autres pays de l’Union européenne.

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