Thème : Finance

2020 : l’année du PEA-PME !

La pleine application de la loi PACTE fera de 2020 une période faste pour le PEA-PME. En effet, avec la loi PACTE, l’objectif du législateur est très clairement de favoriser le recours au PEA-PME dans le but d’inciter les épargnants à investir dans l’économie réelle. Pour ce faire, il s’agissait de favoriser le PEA-PME par rapport à son « grand frère », le PEA « classique ».

Fusion des plafonds de versement du PEA et du PEA-PME

Tout d’abord, la loi PACTE modifie le plafond de versements du PEA-PME : depuis le 24 mai 2019, les plafonds des versements sur un PEA et un PEA-PME sont fusionnés en un plafond commun fixé à 225 000 €. Mais cela ne veut pas dire que les plafonds distincts de chaque plan n’existent plus : pour favoriser le PEA-PME, le plafond individuel du PEA demeure fixé à 150 000 €.  

En pratique, ceci signifie que les versements non utilisés sur un PEA peuvent être utilisés sur un PEA-PME (l’inverse n’est pas possible). S’il ne possède pas déjà un PEA « classique », un investisseur pourra ainsi verser la totalité de ces 225 000 € sur un PEA-PME afin de bénéficier d’un univers d’investissement plus large.

Elargissement des instruments éligibles au PEA-PME

Par ailleurs, pour favoriser le recours au PEA-PME l’univers d’investissement du PEA-PME a été élargi par la loi PACTE par rapport à celui du PEA « classique ».

Depuis le 24 mai 2019, les titres du financement participatif de dette (crowdlending) deviennent ainsi éligibles au PEA-PME. Il s’agit :

  • Des Minibons ;
  • Des Titres participatifs ;
  • Des Obligations à taux fixe émises par des PME-ETI dans le cadre d’une offre de financement participatif.

D’autre part, il devient plus facile d’inscrire sur un PEA-PME des obligations remboursables ou convertibles en actions émises par des PME-ETI.

Assouplissements des règles de retrait partiel

La loi PACTE assouplit et simplifie les effets de retraits partiels :  depuis le 24 mai 2019, un retrait partiel sur un PEA-PME de plus de 5 ans n’entraîne ni la clôture du plan, ni le blocage de nouveaux versements (cet assouplissement s’applique également au PEA).

Pour rappel, jusqu’au 23 mai 2019, un retrait partiel opéré sur un plan de plus de 5 ans et de moins de 8 ans entraînait la clôture du plan, tandis qu’un retrait réalisé sur un plan de plus de 8 ans n’entrainait pas la clôture mais empêchait d’effectuer de nouveaux versements.

2020 s’annonce décidément comme l’année du PEA-PME !

Ce billet n’est qu’un simple document informatif rédigé dans le cadre d’une diffusion grand public. Il ne saurait s’assimiler ou se substituer à une consultation juridique ou fiscale.

Par Julien Dupré

Photo de M. Julien Dupré

Ouvrages de Julien Dupré aux éditions Arnaud Franel :

Le PEA et le PEA-PME 2e édition
Le livre PEA et PEA-PME 2e édition

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[TRIBUNE] La rente en France ou comment le social bloque l’ascenseur (2/2)

Cet article fait suite à la première partie.

La rente est partout en France, de Gauche comme de Droite

Nous avons vu qu’une rente est un revenu régulier obtenu sans travail et bien évidemment la rente n’est pas seulement sociale (donc de gauche) elle est aussi fortement présente à Droite :

 l’immobilier qui permet de gagner (virtuellement) de l’argent en ne faisant rien (il suffit de s’endetter en attendant la hausse). Aujourd’hui les banques prêtent sur des durées de 25 ans à des taux inférieurs à 2%, elles entretiennent donc la hausse des prix (dans les grandes villes) mais parallèlement la paupérisation des jeunes (loyers exorbitants) et le sentiment d’enrichissement général et sans cause (pas d’impôts, de taxe ni même de CSG sur la revente de la résidence principale).

 le commerce et l’activité économique en général : en luttant contre la concurrence (européenne, libre et non faussée) la Droite comme la Gauche se rejoignent pour empêcher l’arrivée de nouveaux compétiteurs, pour protéger pour les uns leurs marchés pour les autres les « acquis » sociaux

– l’exploitation du pays : la plupart des héritiers ne savent pas faire fructifier leur héritage. Les Français consomment depuis des années leur capital (financier, culturel, environnemental…) sans désormais être capables collectivement de le faire fructifier.

Ces quatre vérités qu’il ne fait pas bon dire

Tout l’art des gouvernements depuis le tournant des années 70 a consisté à cacher quelques vérités douloureuses (car remettant en cause notre « modèle » économique et politique) :

Vérité 1 : la productivité de l’Occident et des Français s’est affaissée depuis la première crise de l’énergie de 1971. Ce que nous continuons à produire l’est souvent par des artifices (l’inflation, la dévaluation, l’endettement, le maquillage des comptes ou encore l’importation massive du travail des autres)

Vérité 2 : sans travail aucun développement économique ni social ne sera possible. Mais le travail en France devient trop cher, trop complexe, trop conflictuel et nous le laissons filer vers d’autres pays en important massivement ce que les autres produisent

Vérité 3 : sans apprentissage ni efforts éducatifs permanents, sans éducation et formation tout au long de la vie, la France et l’Occident en général sont condamnés à régresser (et à étouffer à terme sous les dettes et l’inactivité).

Vérité 4 : la quête éperdue de sécurité, de sécurisation, de protection empêche tout développement économique et social, toute mobilité, toute innovation (comme ce principe de précaution avec lequel le train ou l’électricité n’auraient jamais pu être développés au XIXe siècle par exemple).

La France devient un pays de rentiers

La rente est partout, à Gauche comme à Droite (toutes deux ont intérêt à maintenir le plus longtemps possible ce système) et dans ce contexte ceux qui se prétendent les défenseurs du peuple et des opprimés (la posture est avantageuse même si les résultats économiques sont insignifiants à gauche) sont d’abord des défenseurs de cet ensemble de rentes sociales et économiques que notre pays s’est ingénié à produire et à conforter depuis les années 70.

Les blocages sur le droit du travail sont révélateurs d’un pays immobile et apeuré

La rente s’oppose au travail et il est bien évident que ceux qui ont fait du travail une malédiction, une torture dont il faudrait délivrer l’homme au plus vite, que tout ceux-là ne peuvent accepter qu’on attaque leur fonds de commerce, le Code du travail, ce monument historique en péril avec ses intouchables évangiles, un code qui devrait désormais s’appeler le « Code de la fin du Travail salarié ».

Article initialement paru dans l’ancien blog Arnaud Franel Editions : la parole à nos auteurs.

Par Didier Cozin

Photo de M. Didier Cozin

Ouvrages de Didier Cozin aux Editions Arnaud Franel :

ID Reflex’ Apprendre à apprendre
ID Reflex’ Entretien professionnel

 

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[TRIBUNE] La rente en France ou comment le social bloque l’ascenseur (1/2)

Les pouvoirs publics prétendent faire redémarrer l’économie, chercher la croissance et procurer un emploi à chacun, mais à force de protections, de subventions et d’assistance nous courons le risque de tuer définitivement l’activité et le travail.

Une définition de la rente

Rente : Revenu périodique, non obtenu par le travail, contrepartie du droit du propriétaire d’user de sa terre (rente foncière) ou provenant d’une ressource rare (rente pétrolière)… Continuer la lecture

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Posséder de la vigne, un investissement de passionné

Tout investissement exige un minimum de suivi, mais celui-ci plus particulièrement, surtout si vous en faites l’acquisition en direct. Il s’agit là d’un actif tangible, concret. Nous sommes ici dans du patrimoine haut de gamme. Investir dans de la vigne, c’est bien entendu se positionner dans de la diversification et sur du long terme. Mais c’est avant tout un placement « passion », le vin étant aussi une histoire de plaisir.

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Des IEO pour faire de bons ICO

C’est un nouveau venu dans le monde des cryptos, des tokens, des coins et des ICO : il se nomme IEO, pour Initial Exchange Offerings. Quoi de neuf ? Les IEO sont à la fois une curiosité dans l’univers décentralisé, indépendant, distribué de la blockchain et des monnaies cryptées, et par ailleurs une solution à la foire d’empoigne, tournant à la gabegie et aux pratiques douteuses qui ont illustré les démarrages foudroyants des ICO. Continuer la lecture

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ImPACTE et immobilier

La loi PACTE – loi n° 2019-486 relative à la croissance et la transformation des entreprises – a reçu le feu vert du Conseil Constitutionnel ouvrant de fait la voie à sa promulgation le 22 mai 2019. Elle a pour objectif « de donner aux entreprises les moyens d’innover, de se transformer, de grandir et de créer des emplois ». Si certaines de ses dispositions (possibilité pour les SCPI de détenir, à titre accessoire, des biens meubles et meublants) ont été censurées en tant que cavaliers législatifs, elle comporte 221 articles et ainsi un certain nombre de points en faveur des PME, avec des mesures phares (suppression du forfait social, gel des seuils, facilitation de la création d’entreprise, simplification de l’épargne retraite…). Pourtant la loi PACTE est également en lien avec le logement. Passage en revue de ces dispositions immobilières :

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Le succès des IEO

Fin 2017, les ICO ont été interdites en Chine. Dans ce pays, les start-ups crypto ont alors recherché des solutions alternatives afin de lever des fonds et financer leurs projets. Elles ont commencé à découvrir les Initial Exchange Offerings (IEO), alors en plein essor. Grâce à celles-ci, leur collecte de fonds a pu se faire sans redouter la loi ou les autorités. Continuer la lecture

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Spécial Européennes 2019

À quelques jours des élections européennes, nous vous proposons exceptionnellement un article de synthèse sur l’Europe à partir des publications de nos auteurs.

Sources : ID Reflex’ Union européenne / European Union ; ID Reflex’ Fondamentaux de l’économie ; Alerte au tsunami monétaire ; Monnaies cryptées et blockchain ; Tout savoir – ou presque – sur la face cachée de l’euro Continuer la lecture

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Avis aux investisseurs en ICO : protégez-vous contre les paillettes des White-Papers bidonnés ! (2/2)

Cet article est la suite de la partie 1.

Dans un récent article, paru le 22 avril dernier dans Decrypt sous le titre de « Confessions of a White-Paper writer », l’auteur, Ben Munster, fait une description glauque du monde des « rédacteurs de White-Papers ».

 

Les White-Papers bidonnés

Que les White-Papers soient écrits par des gens dont le métier est d’assembler en un document cohérent des informations de nature économique, technologique, juridique, financière, etc. n’est choquant en aucune façon. Quand on insiste sur l’importance du White-Paper vis-à-vis des souscripteurs, on ne dit pas que ce doit être absolument une production du team de lancement. Continuer la lecture

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Avis aux investisseurs en ICO : protégez-vous contre les paillettes des White-Papers bidonnés ! (1/2)

Dans un récent article, paru le 22 avril dernier dans Decrypt sous le titre de « Confessions of a White-Paper writer », l’auteur, Ben Munster, fait une description glauque du monde des « rédacteurs de White-Papers ».

Retour sur l’affaire des White-Papers

Pour commencer, il précise que la plupart des White-Papers sont sous-traités à des écrivains qu’on pourrait comparer à des écrivains publics ou des rédacteurs de billets publicitaires selon des tarifs qui sont payés entre 1000 et 5000 dollars pour leurs travaux en fonction des compétences, des desiderata des commanditaires et des subtilités à introduire dans le document. Continuer la lecture

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Le rebond du bitcoin s’explique-t-il par celui des ICOs ?

Dans un récent article paru dans les Echos, on avait commenté la récente hausse surprise du bitcoin : « …le bitcoin s’est mis à remuer. La bête n’est donc pas morte et ne serait peut-être pas même moribonde ».

Pourquoi cette crypto-monnaie dont les qualités sont franchement usurpées en tant que monnaie et dont les cours se sont effondrés de 20 000 à 3000 dollars l’unité, se voit-elle à nouveau sous les feux des projecteurs, repassant en deux jours à un niveau qu’on n’avait pas vu depuis un an ? Continuer la lecture

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La jungle des « IO » (initial offerings) s’épaissit aux États-Unis

Comme le phénix qui renaît de ses cendres, le marché des initials offering, douché avec les ICOs, est en train de repartir sous le régime des IEOs (Initial Exchange Offerings) et STOs (Security tokens Sales). Comment les STOs et les IEOs se distinguent-ils des ICOs ? Quels avantages et inconvénients présentent-ils ? Pour le monde financier, que signifie concrètement, mais aussi officieusement, la mise en place de ces étonnantes plateformes d’ « exchange » ? Continuer la lecture

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OPA : les actionnaires gratifiés à hauteur de 27% en 2018 !

L’ensemble des secteurs de la cote a été concerné l’année passée, à commencer par celui de l’énergie. Les opérations sont toujours dynamisées par les conditions de financement.

Des OPA moins nombreuses dans un contexte de concentration

Avec seulement 25 offres publiques comptabilisées, 2018 n’aura pas été un grand cru. En moyenne ces sept dernières années, 38 opérations ont été recensées par l’Autorité des marchés financiers. Tous les compartiments d’Euronext Paris ont été visés, mais les compartiments B et C ont monopolisé plus de 75% des opérations. Il est à noter que les sociétés ont toutes lancé des offres en liquide, les offres en titres ayant été moins attractives pour les investisseurs. Continuer la lecture

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Assemblées Générales de l’ANACOFI du 14 mars 2019, nous y étions !

Ce jour, jeudi 14 mars 2019, les Assemblées Générales de l’ANACOFI (Association nationale des conseillers financiers) se sont tenues au Carrousel du Louvre à Paris.

L’ANACOFI est l’unique structure confédérale de représentation et de défense des intérêts des entreprises indépendantes de la sphère patrimoniale et financière. Ses Assemblées générales sont une opportunité hors du commun pour tous les acteurs de se rencontrer et de faire connaissance, que ce soit sur les stands des exposants ou lors de conférences, comme toujours à l’avant-garde dans le secteur. Continuer la lecture

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ICO : la rigueur s’impose

Le marché des ICO (Initial Coins Offering) a littéralement explosé dans la seconde moitié de 2017 et s’est transformé en une éruption financière au cours de l’année 2018, jusqu’au moment où, à la fin de cette même année, s’est produit un retournement impressionnant.

Les défauts des ICO qui ont échoué

On dira qu’il y a là un avantage (les anglais disent que la lumière point toujours derrière chaque nuage) et que le marché s’est assaini. On dira aussi que les investisseurs ont « grandi ». Les arnaques pures et simples qui ont fleuri, fort heureusement pas si nombreuses, ont refroidi les enthousiasmes d’investisseurs inexpérimentés ou naïfs.

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