Thème : Prévoyance individuelle

Optimiser son passage à la retraite (2/2)

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Des indemnités dans un rapport de 1 à 8 (suite)

Le régime indemnitaire – user de sa complexité :

Le système indemnitaire prévoit autant de règles de calcul que d’indemnités et leurs montants sont très variables.

Ainsi, l’indemnisation d’un cadre de 15 ans d’ancienneté dans une entreprise du secteur pétrolier se situe dans une fourchette de 1 à 3 selon qu’il quitte l’entreprise par un départ volontaire, une mise à la retraite ou un licenciement.

Cet écart s’accroît par la différence de chargement social et fiscal. L’indemnité de départ volontaire est entièrement soumise à charges sociales et impôts. Les indemnités de mise à la retraite et de licenciement relèvent, elles, d’un chargement social faible ou nul et fiscal nul.

Dans le cas précédent, le rapport des indemnités nettes passe ainsi de 1 à environ 5. Avec d’autres conventions collectives, ce rapport peut même aller de 1 à 8 (cf graphique).

Le dispositif est donc peu lisible et un récent rapport[1] propose de mettre en cohérence le cadre social et fiscal des indemnités de rupture. En attendant, cette complexité élargit l’espace de négociation.

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Optimiser son passage à la retraite (1/2)

Le confinement a amené de nombreux cadres seniors à redéfinir leurs priorités et à envisager maintenant de partir à la retraite. Mais il y a de multiples manières de le faire, certaines peu connues, et qui peuvent permettre d’atteindre différents objectifs. Comment réussir ce moment essentiel de réinvention de son parcours de vie ? Un passage délicat mais passionnant. Tour d’horizon…

Cinq voies pour atteindre vos objectifs

De nombreuses possibilités pour partir en retraite s’offrent, qui répondent à la diversité des objectifs généralement exprimés par les cadres seniors.

Vous voulez réduire doucement votre activité et transmettre vos compétences :

La retraite progressive permet de réduire votre activité dès 60 ans. Et vous percevez votre future pension à due proportion du temps de travail réduit. Pour les cadres au forfait jours, cela suppose une adaptation du contrat de travail.

Vous voulez partir vite et simplement :

Vous avez l’âge et les trimestres requis pour liquider votre retraite, à taux plein ou avec décote ? Optez pour le départ volontaire à la retraite. Un courrier suffit, sans justification. Mais l’indemnisation attachée est faible et lourdement chargée.

Vous voulez travailler le plus longtemps possible :

Il vous suffit d’attendre que votre employeur vous mette à la retraite d’office. Il ne peut le faire qu’à vos 70 ans, donnée essentielle qui ouvre l’espace de la négociation.

Après votre départ en retraite, vous voulez continuer à travailler :

Les cadres recourent souvent au cumul emploi – retraite, certains négocient même avec leur entreprise la poursuite de leur collaboration dans le cadre d’un contrat de prestations.

Vous souhaitez optimiser votre futur pouvoir d’achat en valorisant votre parcours :

Quand le contexte le justifie, vous pouvez négocier avec votre employeur une séparation amiable à des conditions favorables. Elles peuvent parfois compenser l’inévitable baisse de pouvoir d’achat une fois à la retraite.

Des indemnités dans un rapport de 1 à 8

Ces différentes options présentent d’importantes différences qui peuvent influencer vos choix.

L’accès à la retraite : passer ou non par la case chômage :

Par le départ volontaire et la mise à la retraite, vous pouvez liquider directement votre retraite, que ce soit à taux plein ou avec décote. A l’inverse, un licenciement transactionnel vous permet de bénéficier des allocations chômage jusqu’à votre âge de retraite à taux plein (sans limite de durée), tout en continuant d’acquérir trimestres et points.

Les indemnités de rupture du CDI sont donc complexes. Mais cette complexité même peut constituer un atout pour optimiser son départ de l’entreprise.

Par Bertrand Reynaud

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Foires aux vins : toujours une bonne affaire ?

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