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Les ICO : une nouvelle technique de financement disruptive

Les ICO sont représentatifs d’une technique de financement qui vient à peine d’émerger et à qui son appartenance à l’univers « disruptif » des crypto-monnaies et de la blockchain confère beaucoup de vertus.

Il est vrai que tel que les ICO ont démarré, particulièrement aux Etats-Unis, elles ont offert aux jeunes chefs d’entreprise, aux « start-uppeurs » et lanceurs de projets, des ressources sans aucune mesure avec ce que les traditionnelles aides à la création d’entreprises ou à l’accompagnement des « licornes » et des « gazelles » pouvaient offrir.

Les Initial Coins Offerings ont donc tout ce qu’il faut pour participer à une nouvelle conception de l’esprit d’entreprise.

ICO : définition

D’où vient cet acronyme et quelle technique de financement recouvre-t-il ?

Le nom a été calqué sur l’acronyme IPO (Initial Public Offering. En français, introduction en bourse) à des fins de marketing, car les ICO n’ont rien à voir avec des introductions en bourse ! D’ailleurs, l’acronyme ne recueille pas l’adhésion de tous, celui de ITO (Initial Tokens Offering) revient de plus en plus souvent.

Au plus simple, une ICO, est un appel public à l’épargne de la part d’un entrepreneur sur la base d’une nouvelle entreprise ou même d’un simple projet. Les épargnants ou investisseurs intéressés souscrivent non pas des actions, ni des obligations mais des tokens (voir le précédent article sur la terminologie financière « crypto »), on dit aussi des crypto-monnaies.

Les avantages des ICO

La particularité de ces tokens dans leur forme la plus élémentaire est de ne conférer à leurs souscripteurs aucuns droits sociaux sur l’entreprise.

L’actionnariat de cette dernière n’est donc pas modifié, le bilan de l’entreprise n’est pas alourdi par des dettes qu’il s’agisse d’obligations ou de comptes-courants d’associés. On comprend combien cette technique est appréciée par les chefs d’entreprises qui ne se voient donc imposer ni nouveaux actionnaires, ni créanciers. Leur contrôle de l’entreprise reste donc intact.

Pour les souscripteurs, la récompense dans ce type d’investissement ne vient donc ni des intérêts reçus, ni des dividendes perçus. Ils s’attendent à ce que la valorisation des tokens sur les marchés des crypto-monnaies leur apporte de substantielles plus-values. Joue aussi un rôle appréciable le fait, en investissant, de devenir un membre d’une communauté qui œuvre pour renforcer un projet d’entreprise.

Les tokens en question sont échangeables sur des places de marché privées de gré à gré (OTC : « over the counter »). Ils peuvent être convertis en toutes monnaies, qu’elles soient « fiat » (souveraines, dollar, euro …) ou crypto (bitcoin, ether, monero, litecoin…).

ICO, blockchain et régulation

Qui dit « crypto », dit « blockchain » : c’est l’élément clef de la sécurisation des souscripteurs. Via cette technologie informatique, les tokens sont identifiés, inviolables, circulent sans risque et sans l’intervention (coûteuse) des Tiers de Confiance que sont les banques et les entreprises financières.

On verra dans un article ultérieur que, né aux Etats-Unis, ce mode de financement ne laisse pas les autorités américaines de régulation indifférentes. L’euphorie des débuts cède la place à des environnements qui sont plus encadrés.

De nombreux pays s’efforcent aussi de développer ce nouveau secteur financier et cherchent à le doter de cadres juridiques et fiscaux adaptés. La compétition fait rage entre pays européens et les Etats-Unis caracolent en tête.

 

Par Pascal Ordonneau

Photo de M. Pascal Ordonneau

Ouvrages de Pascal Ordonneau aux éditions Arnaud Franel :
Monnaies cryptées et blockchain

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Dans la jungle des tokens, coins, crypto-currencies, ICOs, ITOs et autres fiat moneys. 

Dans un livre à paraître en février prochain aux Editions Arnaud Franel sur les « Initial Coins Offerings » ou ICOs, on s’est colleté avec la pléthore d’expressions anglo-saxonnes caractérisant les nouveaux marchés monétaires et financiers. Il n’est pas limpide et se traduit  par l’émission de tokens par également des échanges avec des  » crypto-monnaies «   et des « fiat moneys ».

Ces questions viennent de l’émergence de la finance et qui est régie par les règles du minage et des preuves  « POW », « POS » etc. Continuer la lecture

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