Quand tout va mal, acheter de l’or reste un réflexe !

Quand tout va mal, acheter de l’or reste un réflexe !

Crise « post Covid 19 » ou économie en berne, et voici l’or qui redevient attractif ! C’est souvent le cas en temps de crise économique, en période difficile, ou d’incertitude, comme actuellement. L’or attire toujours les investisseurs, ceux qui le peuvent, pour autant. Son rôle est souvent celui qui lui est attribué depuis des lustres : être une valeur refuge.

 

L’or comme valeur sûre

L’or n’est plus forcément acheté sous son aspect physique, once ou petit lingot (Lingotins d’Or) pour les plus aisés. Son achat se fait sous forme de fonds ou de trackers. Il est vrai que la période est propice aux valeurs considérées comme « sûres ». Comme il s’agit d’une valeur tangible, le métal, surtout l’or, garde son côté palpable, éternel, inaltérable. Et, pourtant, c’est aussi sur les marchés bousiers qu’il s’achète. Il faut dire que l’achat y est plus aisé, sous la forme d’un ETF (Exchange Traded Funds), un ETC (Exchange-Traded Commodity) ou certificat. À ce niveau-ci, nous ne pouvons pas parler vraiment d’or physique. Ce n’est pas le moindre des paradoxes : d’un côté, on craint une crise entraînant la chute des marchés boursiers et, en parallèle, on y investit.

L’or comme assurance

Pour certains, l’or n’est pas considéré comme un placement mais comme une sorte d’assurance. La cause est clairement identifiée. En temps de crise, les acheteurs se méfient des fluctuations erratiques des marchés financiers et se reportent sur des actifs dont le prix a tendance à augmenter lorsque les marchés sont agités. Par ailleurs, l’or ne rapporte pas d’intérêt, au sens de rendement comme le fait le livret A ou encore une action qui verserait un dividende. Ici, nous sommes dans le domaine de la valorisation à terme (pour les optimistes).

Le cours de l’or atteint des records

Pourquoi en rajouter sur l’engouement pour l’or en ce moment ? Parce que son cours atteint des records. Alors, qui achète ? Les particuliers sont plutôt dans une tendance de vente ou, du moins, achètent moins, la crise aidant. Soit ils ont besoin d’argent, soit ils reportent les achats. Pour les investisseurs, c’est différent. Le marché est porté depuis le mois d’avril (période de confinement) par les titres financiers cotés indexés sur le cours de l’or, qui ont drainé de gros flux. La demande a été soutenue par les investisseurs. Un retournement possible des marchés boursiers incite à davantage de diversification avec une exposition plus forte sur l’or dans les portefeuilles.

Des circonstances favorables

À noter que la politique monétaire est favorable à cet engouement. En réponse à la pandémie, les actions des banques centrales, ont soutenu la hausse du métal jaune. C’est l’effet conjugué des différentes actions et mesures qui, en partie, eut cette conséquence. Premièrement, la baisse des taux d’intérêt obligataires et la faiblesse du dollar profitent naturellement à l’or. Les banques centrales ont injecté massivement des liquidités de façon inédite dans l’économie. Les banques centrales font marcher la planche à billets. Et, pour finir, le marché de l’or est libellé en dollar américain, en baisse actuellement. La baisse de la devise rend, de ce fait, les lingots moins chers pour les acheteurs en monnaie autre que le dollar.

 

Patrice Leleu

Photo de M. Patrice Leleu

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