L’or est considéré comme une valeur refuge. En période de tensions commerciales et géopolitiques, le prix de l’or avait considérablement et durablement augmenté au cours des dernières années. Les investisseurs se tournaient alors vers ce qui apparaissait comme une protection face aux incertitudes mondiales.
La valeur de l’or avait atteint le niveau record de 5 093,05 dollars l’once. Pour rappel, l’once représente 31,1035 grammes.
Les mots sont forts pour caractériser ce niveau de cours : « un sommet historique » est atteint, ou encore la « barre symbolique » est franchie dans un contexte de quête de sécurité des investisseurs.
Le métal jaune profite de son statut de valeur refuge, d’autant que le contexte est marqué par les incertitudes géopolitiques, commerciales et monétaires.
En parallèle le dollar s’affaiblit.
L’or est par excellence un actif tangible, ce qui fait sa force et vers lequel les investisseurs se tournent, lorsque l’environnement devient incertain. Ainsi la demande pour l’or augmente, ce qui agit mécaniquement sur les prix.
Après avoir atteint des niveaux records, l’or a lâché brutalement et perdait jusqu’à 8%.
Les marchés se montrent rassurés, les investisseurs engrangent des bénéfices. L’annonce de la décision de Donald Trump pour son choix de Kevin Warsh, pour diriger la FED, la Réserve fédérale américaine a eu un effet immédiat.
L’or, et l’argent qui a suivi le mouvement dans les deux sens, ont lourdement chuté après leurs records respectifs.
Le cours de l’or a décroché, les investisseurs revoient leur exposition et engrangent des profits.
Pour Kathleen Brooks, analyste chez XTB : «Il s’agit d’un repli général sur le marché des matières premières, car la hausse (des prix) a été trop rapide et trop importante ».
Le cours de l’or efface une partie de ses gains.
Comment en est-on arrivé là ?
Ces dernières semaines, la montée des risques au niveau mondial a fait que les actifs tangibles comme les métaux précieux, se sont envolés sur les marchés.
Différents facteurs ont participé à cette hausse subite : les incertitudes suscitées par Donald Trump, et les tensions géopolitiques. À cela s’ajoutent les achats des banques centrales, et la baisse des taux d’intérêt.
Les sujets de tensions sont nombreux, en Ukraine, à Gaza, en Iran, ou encore le cas du Groenland, auxquels s’ajoutent les menaces de taxes douanières.
Le dollar et les obligations d’État, qui sont aussi des valeurs refuge se sont effacés face à l’or.
Au-delà des tensions sur l’économie et l’ordre politique mondial, plusieurs conditions étaient réunies lors de la hausse sans précédent : dépréciation des devises, attaques de l’administration Trump contre la FED. Les investisseurs sécurisent leur patrimoine en se tournant vers des actifs réels.
En janvier 2024, l’once d’or valait aux alentours de 2 000 dollars.
Les investisseurs se montrent prudents, face aux fréquents revirements de l’administration américaine.
Après cet engouement, le cours a décroché.
L’or a accusé une forte baisse
Le prix de l’once a repris pour atteindre de nouveau les 5 000 dollars.
Patrice Leleu