Posséder de la vigne, un investissement de passionné

Tout investissement exige un minimum de suivi, mais celui-ci plus particulièrement, surtout si vous en faites l’acquisition en direct. Il s’agit là d’un actif tangible, concret. Nous sommes ici dans du patrimoine haut de gamme. Investir dans de la vigne, c’est bien entendu se positionner dans de la diversification et sur du long terme. Mais c’est avant tout un placement « passion », le vin étant aussi une histoire de plaisir.

Investir en direct

Investir en direct nécessite de l’argent, voire d’être aisé ou fortuné. Et ce n’est pas tout, s’adonner à cet investissement demande du temps à consacrer. Le retour sur investissement peut n’être au rendez-vous qu’au bout de plusieurs années. Des solutions existent, comme alternatives à l’exploitation en direct : par exemple, dénicher une parcelle à louer auprès d’un viticulteur professionnel. L’idée est séduisante et plus aisée à mettre en œuvre que l’achat d’un domaine.

Acheter un hectare de vigne en direct a un coût. La gamme de prix peut varier de 10 000 € à plusieurs millions. Grand cru oblige. Plusieurs critères rentrent en compte, comme la réputation viticole du « coin », l’exposition de la parcelle, cépage… Force est de constater que la viticulture nécessite des capitaux, au-delà de l’investissement initial correspondant à l’achat en lui-même, comme le matériel de production, les bâtiments techniques, pour ne citer que ces postes de dépenses.

L’achat en parts de groupement foncier viticole (GFV)

On le définit aussi comme « vin-papier » (en référence à la « pierre-papier », les SCPI). C’est la possibilité d’entrer dans le monde viticole, de manière plus accessible, à la fois financièrement parlant et techniquement. La valeur des parts est variable, et peut démarrer à quelques milliers d’euros. La gérance est confiée à un viticulteur exploitant au titre d’un bail à long terme. Vous ne l’exploitez pas directement. Les revenus annuels, issus du fermage au prorata des parts détenues peuvent être versés soit en numéraire soit en bouteilles, avec parfois l’opportunité pour l’associé d’acquérir une partie de la production à prix propriétaire. Les revenus fonciers sont versés sous forme de « bouteilles ».

Acheter des bouteilles à mettre en cave

Un autre choix s’offre toujours, celui d’investir directement dans des bouteilles et de sélectionner soi-même les grands crus et bonnes bouteilles. Cela demande un espace de stockage comme une cave disposant de conditions de conservation optimales. Si vous n’avez pas toutes les connaissances œnologiques nécessaires, le caviste sera de bon conseil.

Acheter des bouteilles à mettre en cave, c’est jouer l’alliance de l’investissement en diversification de patrimoine, et être amateur de bons vins. Un investissement qui allie plaisir et convivialité. Il arrive que des associés se regroupent lors d’événements et fassent connaissance avec les vignerons.

Alors, placer une partie de son argent dans le vin, c’est le placement plaisir par excellence pour les connaisseurs de la vigne et du vin, mais aussi pour les néophytes. Mais le retour sur investissement n’est pas toujours immédiat. La vigne demande de la patience.

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Par Patrice Leleu

Photo de M. Patrice Leleu

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A propos de l'Auteur :
25 ans d’expérience dans le domaine bancaire. Conseiller financier puis expert financier et formateur consultant dans un grand groupe bancaire. Conception et dispense de sessions de formation. Domaines de prédilection : financement de l’immobilier, habilitation carte professionnelle assurance, droit bancaire, fiscalité, analyse patrimoniale. Formateur des conseillers spécialisés en immobilier. Auteur d’ouvrages et d’articles dans le domaine de la gestion de patrimoine. Aujourd’hui se consacre à la finance en indépendant.

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